06/04Radio Moscow + James Leg + Yeah Baby Yeah

Originaire du Texas, James Leg n'a peut être retenu de ses racines que le blues et le whisky qui irriguèrent le moral des musiciens. Plus connu sous les Black Diamond Heavies, duo qui dans un modeste ensemble clavier batterie engendre des secousses dignes d'un groupe ultra- amplifié, James Leg monte aujourd'hui un projet solo, même format, toujours aussi intense mais peut être plus intime. 'On m'appelait Leg parce que ma jambe part un peu en vrille lorsque je joue sur mon Fender Rhodes'. Ce n'est que peu dire, une fois devant son double clavier, James Leg entre dans l'esprit du Malin. Si le blues est la musique du diable, sur scène James en est la représentation la plus humaine. De leur coté, formé en 2004, Radio Moscow est l'émanation des projets virtuels du jeune Parker Griggs- jeune dopé au 70s, au blues et la fuzz envoûtante. De la saturation aussi sensible que des tambours de guerre certes, mais une technique à l'accordage minutieux. Sur scène, Radio Moscow transpire le sud, dégage des vapeurs d'énergies réservés aux adultes. C'est d'ailleurs Dan Auberbach, des Black Keys, qui les a pris sous son aile pour le premier album, pressé de capter l'énergie prenante de cette jeune formation qui a très vite confirmé sa place au sein du label Alive Records.

10/04Barrence Whitfield + Bob&Lisa (Bellrays)

Il est impossible de rester assis à un concert de Barrence Whitfield. Depuis la fin des années 70, Barrence a fait preuve d'une énergie époustouflante. Sa musique, qu'elle soit Soul, Rockabilly ou R'n'B, transpire la bonne humeur. Il est le Little Richard, le James Brown qui ne vieillit pas. Avec The Savages, les prestations semblent ne jamais s'épuiser, rassemblent l'énergie dont manque les fainéants au fond de la salle. La sortie du nouvel album en 2011, annonce une hausse de température dans toutes les salles qui voudront bien les accueillir. Beaucoup de monde a croisé les Bellrays dans son éveil musical, tant dans le rock le plus incisif que la soul la plus charnelle. Formés dans les années 90, ils arrivaient à nous prouver que la musique était une question d'instinct et de passion avant d'être rangée sous de froides étiquettes. Peut être vous surprendront ils encore aujourd'hui. En effet l'année dernière les Bellrays sortaient un nouvel album, 'Black Lightning', d'une énergie digne de crise climatique. Aujourd'hui, les commandants de bord s'accordent une escale, pour un moment plus intimiste, ouvert cependant au public. Les racines des Bellrays s'exposent et se partagent sur scène, d'une guitare blues et d'une voix soul. Comme dit Bob, ' Blues is the Teacher, Punk is the Preacher'

09/05Russian Circles + Deafheaven

Russian Circles sont basés aux Etats-Unis mais émettent une onde de choc assez forte pour provenir des origines soviétiques de leur nom. Les trois garçons frappent dans différents registres, dans une bulle post-rock aux tonalités les plus métal. Effectivement lourd et tendu, Russian Circles fait pourtant preuve d'un raffinement originale. C'est dans une recherche fondée que se construisent des mélodies à l'univers complet. En 2011 sort 'Empros', un quatrième album qui confirme cet équilibre des émotions. Flottant au dessus de nos têtes, le vaisseau Russian Circles viendra s'écraser au Clacson.

17/05soirée BORN BAD RECORDS

En sortant tour à tour les disques de groupes ultra-underground, d'autres devenus des références en matière de rock zéro compromis (Magnetix, Cheveu, Frustration...), d'artistes canal historique, des compilations yéyé, du garage, de la cold wave, du synthé-punk ou de musiques africaines... Born Bad Records a ouvert la voie du label décomplexé, qui n'a de compte à rendre qu'à lui-même. Figure désormais incontournable, le label parisien a foutu un sacré bordel dans nos bacs à disques. Qu'est ce qui lie cette clic ? Assurément l'envie d'en découdre, l'urgence, le besoin d'être un projet à forte personnalité ajoutée, sans vendre sa peau mais en la risquant, de jouer, à 50, 100, 1000 bornes de chez sois. Faire du bruit, cracher, éructer, vrombir, se rouler par terre, ou pas. Être une contre culture, parce que rien ne peut les sauver que de se sentir en vie, ensemble.

30/05Guitar Wolf + Bob Log III

Les Maitres du Jet Rock'n'roll, au Clacson. Rien que ça. Après plus de 20 ans d'activités, le trio n'a toujours pas levé le pied de la pédale. Leur rock'n'roll s'exprime dans l'excès, comme une caricature plus vrai que nature. A eux seuls, Guitar Wolf représentent toute la culture moderne électrique et sauvage de nos jours. On parle souvent des shows à l'américaine, mais on oublie souvent combien les Japonais ont bien souvent plus de facilités à digérer et renouveler le rock'n'roll, le rockabilly et ses dérivés à travers les décennies. Vous êtes tous conviés à ce cours magistral et participatif, dispenses d'assiduité non autorisées. BOB LOG III est unique lui aussi. Un fou du blues qui a décidé de tout faire par lui même : guitare branchée sur son casque d'aviateur, combiné de téléphone fixé au casque et batterie au pied : Un troubadour du blues garage. Complètement déjanté, il improvise souvent ces concerts selon l'humeur de son publique. Les filles viennent danser sur ses genoux, les verres qu'on lui propose ne sont jamais refuser et certains l'on déjà vu jouer par dessus le public, en naviguant sur un bateau gonflable. Mais BOB LOG III n'est pas seulement un grand rigolo, c'est aussi un compositeur talentueux, qui a su reconstruire le blues de la manière la plus originale qu'on est pu entendre ces dix, vingt dernière années. Il le lui dit lui même 'My Shit is perfect'

02/06Thee Oh Sees

Fondé en 2004, Thee Oh Sees était avant tout le projet solo de John Dwyer, connu pour ses différents groupes bien bruitistes. Avec le temps il s'accompagne de musiciens réguliers, Thee Oh Sees sort de la précarité. En dehors de leur créativité incessante, de l'hyperactivité des concerts, Thee Oh Sees pourrait simplement être l'une des meilleures prises de la décennie 00. Fans de rock des 60s jusqu'à aujourd'hui, John et sa bande cumulent les jams entêtants, les mélodies qui collent au crâne, et par des riffs qui tranchent proposent un rituel presque chamanique, où l'incorrect se mélange au mystique. Pour J.C SATAN, Le garage dérange, le garage amuse. C'est ainsi que J.C Satan l'a compris. Plusieurs sorties remarquables à leur actif, cette formation française fait entièrement partie d'une scène qui redonne au rock son ambiguïté. J.C Satan tire sur les guitares jusque dans le rouge pour que les mélodies expérimentales ne perdent pas avant tout l'urgence du garage et du punk. Un vrai tableau grotesque, comme si le dernier repas du Christ se transformait en une éternelle beuverie.